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Histoire
Objectif: Prévention à l'ouvrage!
La priorité accordée à la prévention des accidents et des maladies
du travail est relativement récente dans l’histoire du mouvement
syndical québécois. La FTQ a largement contribué à cette évolution
par ses revendications, ses formations et ses contributions à la
recherche.
Vers une approche globale
À la fondation de la FTQ, l’action syndicale est principalement
dirigée autour des enjeux de sécurité du travail et du droit à
l’indemnisation des victimes d’accidents du travail et de maladies
professionnelles. Dès 1961, on parle également de santé et,
surtout, de prévention. Aujourd’hui, la sécurité, la santé physique
et mentale ainsi que le bien-être sont devenus des préoccupations
de tous les instants.
La Loi sur la santé et la sécurité
du travail
En 1979, le gouvernement du Parti Québécois adopte la Loi sur la
santé et la sécurité du travail. Elle intègre plusieurs des
revendications défendues par la FTQ et le mouvement syndical
québécois depuis les années 1960 : l’obligation de prévention, la
reconnaissance des maladies professionnelles et le droit de refuser
de travailler dans des conditions dangereuses. Ces gains profitent
à tous les travailleurs et les travailleuses du Québec.
Le partenariat
La création de la Commission de la santé et de la sécurité du
travail (CSST), en 1985, est une autre victoire syndicale. Quatre
représentants de la FTQ siègent à son conseil d’administration qui
réunit patronat et syndicats.
Désormais, les syndicats sont reconnus comme des partenaires
incontournables en santé et sécurité, dans les instances
gouvernementales comme en milieu de travail. La CSST soutient
financièrement ses partenaires syndicaux et patronaux dans leurs
efforts de formation en prévention.
Un réseau d’entraide
syndical
Une des innovations de la FTQ, saluée à travers le monde, est la
création d’un réseau d’entraide syndical voué au bien-être de ses
membres. Ce réseau réunit plus de 2 200 délégués sociaux et
déléguées sociales qui offrent des services d’écoute et de
référence à leurs collègues aux prises avec des difficultés dans
leur vie personnelle ou au travail.
Des gains majeurs
Des percées, ainsi que les dispositions législatives sur le retrait
préventif des travailleuses enceintes et l’obligation des
employeurs d’offrir un environnement exempt de harcèlement
psychologique, n’existaient pas au Québec il y a 30 ans à peine.
Prévenir, prévenir,
prévenir…
La FTQ a été très active dans l’immense effort d’assainissement des
milieux de travail par ses colloques, brochures, vidéos,
contributions à la recherche et formations. Entre 1982 et 2005, la
Fédération a dispensé à ses membres plus de 5 200 sessions de
formation en santé et sécurité du travail.
Malgré tous ces efforts déployés, 223 personnes sont décédées des
suites d’un accident du travail ou d’une maladie professionnelle en
2005 au Québec.
Combien de ces décès, accidents, maladies auraient pu être évités
si des outils de prévention prévus à la loi comme les comités de
santé sécurité paritaires et le programme de prévention avaient été
implantés dans tous les milieux de travail? C’est ce que la FTQ ne
cesse de revendiquer depuis près de 30 ans.
Les grandes dates
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| 1961: |
La FTQ et la CSN présentent un mémoire conjoint sur
la santé et la sécurité du travail en commission parlementaire à
Québec. Ce mémoire trace la voie aux grandes réformes de la fin des
années 1970.
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| 1970: |
La FTQ devient membre du Comité consultatif de la
Commission des accidents de travail mis en place par le
gouvernement du Québec.
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| 1974: |
La FTQ tient le premier Colloque syndical au Québec
portant exclusivement sur la santé au travail. Plus de 300 membres,
de partout au Québec, y participent.
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| 1975: |
Sous les pressions du Front commun FTQ-CSN qui
regroupe 3 000 ouvriers de l’amiante, en grève à Thetford-Mines, le
gouvernement de Robert Bourassa adopte la loi 52 reconnaissant le
droit à l’indemnisation des victimes de silicose et d’amiantose.
La manifestation intercentrales de la Fête internationale des
travailleurs et des travailleuses a pour thème « La santé au
travail ».
La FTQ publie la brochure « Cessons de mourir à l’ouvrage ».

Accident de travail le
12 septembre 1983 à 19h09.
Brûlé à 70 % de son
corps au 3e degré. |
| 1976: |
Création du Service de la santé et sécurité du
travail (FTQ).
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| 1979: |
Adoption par le gouvernement du Parti Québécois de
la Loi sur la santé et la sécurité du travail (loi 17).
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| 1981: |
Le Québec accorde le droit au retrait préventif
pour les travailleuses enceintes ou qui allaitent.
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| 1985: |
Adoption de la Loi sur les accidents de travail et
les maladies professionnelles (loi 42) par le gouvernement du Parti
libéral du Québec. Elle intègre un régime de remplacement du revenu
et un régime intégré de réadaptation, tel que demandé par la FTQ.
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| 1993: |
Amendement du Code canadien du travail pour inclure
la réaffectation préventive des travailleuses enceintes ou qui
allaitent.
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| 1995: |
À l’occasion de la 10e Semaine de la santé et de la
sécurité du travail, la FTQ s’inquiète des effets pervers des
nouvelles technologies sur la santé et la sécurité, comme la hausse
du stress.
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| 2004: |
Le gouvernement de Jean Charest adopte dans la Loi
sur les normes du travail des dispositions pour contrer le
harcèlement psychologique. Elles deviennent partie intégrante des
conventions collectives.
Émile Boudreau, décédé en
novembre 2006 à l’âge de 90 ans, est le père du Service de la santé
et de la sécurité du travail de la FTQ, créé en 1976. Il est l’un
des grands responsables de l’évolution de la pensée et des actions
de la FTQ en matière de santé et sécurité du travail. Il est
également l’un des artisans de la Loi sur la santé et la sécurité
du travail, adoptée par le gouvernement du Québec en 1979.
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